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Canon EOS 800D : Simple, performant et ludique

Canon EOS 800D

La série des EOS à trois chiffres est très aboutie et le 800D testé ici en est la preuve : les différences avec l’EOS 80D sont ténues. Ce reflex, à mi-chemin entre les deux gammes complique le choix mais, commercialement, c’est malin: on hésite entre trois Canon…

Depuis toujours les reflex Canon de milieu de gamme offrent un excellent rapport qualité/prix. Leur aspect est classique, sans originalité ni fioritures, mais la finition a été bien améliorée depuis plusieurs générations et la sensation de qualité perçue est excellente. La fiche technique de ces reflex est très complète. Avec eux une pratique polyvalente de la photo est possible, sans limitations. Et ils se destinent autant au photographe débutant qu’à l’expert exigeant. Avec cette génération 2017, le boîtier monte en gamme et diminue l’écart technique avec l’EOS 80D. Les différences entre les appareils se font plutôt sur l’encombrement, la construction et des raffinements ergonomiques — qui sont un plus mais ne sont en rien fondamentaux.

Le 800D remplaçant du 750D

Le 800D remplace le 750D, qui remplaçait le 700D… et on peut remonter ainsi jusqu’au 300D. De 50 en 50 les reflex sont mis au goût du jour avec des sauts technologiques plus ou moins importants. L’arrivée du 750D en 2015 a marqué le passage de Canon au capteur 24 Mpix, délaissant le 18Mpix qui avait déjà quelques années. La marque rejoignait ainsi le peloton et ne se différenciait plus par la définition plus faible de ses capteurs en milieu de gamme. Le module autofocus fut également amélioré: meilleure couverture d’image pour les collimateurs, plus nombreux, et réactivité en hausse.

Capteur 24 Mpix Dual Pixel

L’EOS 800D conserve la même définition mais le capteur est différent. Il est constitué de pixels doubles, comme celui de l’EOS 80D. Cette technologie Dual Pixel, inaugurée sur l’EOS 70D, permet d’utiliser les “1/2 pixels” pour un autofocus en mode visée écran (Live View) par détection de phase. Ajoutée à la détection de contraste, elle améliore la réactivité. Cette avancée technologique permet à l’EOS 80D d’être un des reflex à l’autofocus le plus rapide dans ce mode. L’EOS 800D le rejoint sur le podium. La qualité des images est excellente jusqu’à 3.200 ISO. Les réglages du mode image par défaut (Standard) sont polyvalents. Le reflex délivre des Jpeg parfaits au contraste idéal et à la netteté suffisante. On peut pousser un peu les curseurs en ce domaine pour les images qui le demandent, en paysage par exemple. Pour un portrait, ne touchez à rien, ou alors optez pour le mode Neutre ou Fidèle.

Autofocus à 45 collimateurs et 6 i/s

L’autofocus de l’EOS 800D évolue par rapport à celui du 750D. Le nombre de collimateurs est passé à 19 sur le 750D (mieux que les 9 de l’EOS 700D — ou du 100D, petit reflex attachant mais abandonné), et il augmente encore: le 800D en comporte 45, autant que l’EOS 80D. Les groupements de collimateurs sont possibles, allant de l’unique que l’on peut déplacer avec le pad arrière, ou d’une touchette sur l’écran tactile, à la totalité des 45, en passant par des groupes de 9 ou 15 déplaçables là aussi avec le trèfle arrière. La cadence de déclenchement passe de 5 à 6 i/s et la mémoire tampon grossit. Elle est large en Raw (24 vues) et infinie en Jpeg. Le nouveau processeur Digic 7 dope le reflex. L’obturateur est toujours au 1/4.000 s et la synchro-flash au 1/200 s, première différence avec l’EOS 80D qui conserve un obturateur plus rapide (1/8.000 s et 1/250 s). Il surclasse aussi le 800D avec ses 7 i/s en cadence haute.

Flash intégré pratique, mais…

Le flash intégré est capable de piloter des flashs distants en TTL sans fil. Il sait gérer les canaux, les niveaux relatifs de puissance entre les flashs… Éloigner le flash de l’axe optique est la solution simple pour améliorer la qualité de l’éclairage. Un cobra dans une main (ou sur un pied), commandé par le flash de l’EOS 800D et la fleur ou la personne photographiées vous diront merci. La synchro haute vitesse permet d’outrepasser la vitesse synchro en autorisant des déclenchements jusqu’au 1/4.000 s, en acceptant une diminution de la puissance du flash, qui n’émet alors plus un seul éclair mais un train d’éclairs. Cette synchro haute vitesse, très utile en extérieur pour un mélange harmonieux des lumières artificielle et naturelle,n’est possible qu’avec un flash externe et pas avec le flash intégré.

Ergonomie simple

L’EOS 800D est compact et léger. Là encore, il se différencie de l’EOS 80D, plus long d’un centimètre et plus lourd de 220 g. Équipé du zoom 18-55 mm STM, “offert en kit”, il prend peu de place dans un sac et pèse peu à l’épaule. Le poste de pilotage du reflex est concentré autour de la poignée. On peut ainsi de la main droite accéder à toutes les touches et à la molette. Seul le testeur de profondeur de champ né- cessite l’usage de la main gauche. Ce n’est pas l’idéal avec un zoom. La touche ISO sera utile à l’expert qui veut tout contrôler, l’amateur se placera en mode ISO auto en limitant la sensibilité à 3.200 ISO pour des images parfaites. L’EOS 800D ne dispose pas d’écran sur le capot, à la différence de l’EOS 80D. Les réglages sont affichés sur l’écran arrière. La pression sur le dé- clencheur l’éteint momentanément. Une pression sur la touche DISP l’éteint totalement: indispensable en milieu sombre ou pour rester discret. Le sélecteur de modes d’exposition ne dispose pas d’un verrouillage (l’EOS 80D, si). On y trouve les modes classiques, les modes Scènes (SCN), effets et vert. Il manque un ou plusieurs modes utilisateurs offrant la mémorisation de différentes configurations. L’EOS 80D en a deux. L’écran, bien défini, orientable et tactile, n’a pas changé depuis le 700D. Le viseur ne cadre que 95 % de la scène et est assez étriqué. L’image semble rejetée au loin. L’EOS 80D marque sa supériorité avec son viseur 100 % au grandissement plus élevé. La circulation dans les menus est toujours aussi agréable. L’agencement choisi par Canon est le plus efficace et le mieux pensé. Les réglages se font rapidement grâce aux actions combinées de la touche Q, du pad et de la molette, plus ou moins suppléées par une touchette sur l’écran tactile. Une nouvelle famille d’onglets fait son apparition. Colorée en bleu vert, elle donne accès aux choix des modes d’affichage de l’appareil. Le mode assisté aidera le néophyte à progresser dans la compréhension des termes photographiques. Une fois ceux-ci maîtrisés, il pourra revenir au mode d’affichage classique des EOS. Malgré sa petite batterie, la même que sur le 750D, l’autonomie est suffisante pour une journée de prise de vue. Les reflex, avec leur viseur optique, sont moins gourmands que les hybrides et leur viseur électronique.

Attendre avant de choisir

L’EOS 800D vous séduit mais vous avez remarqué sur l’étagère du revendeur un EOS 760D. Sorti en même temps que le 750D, il se distingue par son écran LCD sur le capot et une molette à l’arrière. Du coup, vous hésitez: “Il n’est pas remplacé celui-là?” Si, si… Canon a décidé de continuer de proposer deux reflex milieu de gamme et remplace le 760D par le… 77D! C’est un mini 80D comme le 760D était un mini 70D. Pas facile de s’y retrouver et de choisir le mieux adapté à sa pratique. Le 80D prend le dessus techniquement, mais les 800D et 77D sont de solides adversaires. Seul l’aspect extérieur change… et le pri

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